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Guide des bonnes pratiques du piercing : Sécurité des professionnels

7.1 Accident d'exposition au sang
  Mesures générales
  Limiter l'exposition
Prendre en note les détails de l'accident
Consulter rapidement un professionnel de santé
Mesures spécifiques contre l'hépatite B
  Les immunoglobulines spécifiques contre l'hépatite B
Le vaccin contre l'hépatite B
 

Mesures spécifiques contre l'hépatite C
Mesures spécifiques contre le virus du sida
Elaboration d'une procédure

7.2 Autres risques
 

7.1 Accident d'exposition au sang

Les blessures accidentelles sont très fréquentes et souvent évitables. Malgré l'usage rigoureux de barrières de protection (gants, lunettes...) et la prudence dans la manipulation des instruments, elles peuvent toujours survenir. Parmi ces accidents du quotidien, la blessure occasionnée par un instrument piquant ou tranchant peut entraîner une exposition accidentelle de l'opérateur au sang de son client, par piqûre, coupure, blessure d'autre nature ou encore par projection de sang.

On entend par exposition accidentelle une situation où du sang (ou bien un liquide biologique contenant du sang) ou un instrument souillé par un tel fluide a pénétré la peau ou a été en contact avec une muqueuse.

Le geste le plus dangereux est le recapuchonage des aiguilles après leur utilisation. Pour les professionnels utilisant des cathéters dans le piercing notamment, il faut prendre garde à jeter l'aiguille dans le conteneur immédiatement après usage, sans la recapuchoner.

En cas d'accident, le risque principal est celui de la transmission d'une infection virale :hépatite B (virus VHB), hépatite C (virus VHC) et sida (Virus VIH), si la personne source de l'accident est atteinte d'une infection par l'un de ces virus.

Si un tel accident survient, une intervention précoce peut réduire le risque de transmission d'une infection.

Mesures générales

Limiter l'exposition

  • lors d'une piqûre accidentelle, faire saigner (quelques gouttes) au point de ponction et bien nettoyer avec du savon la surface cutanée contaminée, sans la brosser,
  • s'il s'agit d'une projection, rincer abondamment la bouche ou les yeux.
  • ranger l'instrument responsable dans un container de sécurité,
  • désinfecter la zone lésée avec une solution de Dakin, ou d'eau de Javel à 12° chlorométrique diluée au 1/10ème, en assurant un temps de contact de 5 minutes au moins.

Prendre en note les détails de l'accident

  • date et heure du contact ;
  • précisions sur le type de contact : quantité de liquide biologique, importance du contact (profondeur de la lésion, surface affectée, durée du contact) ;
  • description de la source du contact : instrument contaminé, personnes en cause (client ou cliente, personnel, etc.).

Consulter rapidement un professionnel de santé

D'autres mesures, comme un vaccin ou un traitement, peuvent s'avérer utiles. La décision d'y avoir recours sera prise par le professionnel de santé qui sera consulté pour évaluer l'exposition. Comme certaines mesures doivent être appliquées sans délai lorsqu'elles sont indiquées, la consultation doit avoir lieu très rapidement après que les premiers soins ont été dispensés.

Mesures spécifiques contre l'hépatite B

Si la personne source de l'accident d'exposition est atteinte d'une hépatite B, le risque d'infection par ce virus peut être relativement important. Selon l'avis médical, on peut recourir à deux types de produits pour prévenir l'hépatite B.

Les immunoglobulines spécifiques contre l'hépatite B :

Ces immunoglobulines sont des anticorps qui peuvent protéger la victime contre l'hépatite B temporairement (environ deux mois). Elles sont parfois indiquées à la suite d'une exposition, et doivent alors être administrées le plus tôt possible, c'est-à-dire moins de sept jours après un contact accidentel et idéalement en moins de 48 heures.

Le vaccin contre l'hépatite B :

Le vaccin contre l'hépatite B peut aussi être proposé à la suite d'un accident d'exposition, selon les circonstances de l'accident et selon l'état immunitaire de la personne qui a été exposée vis à vis de l'hépatite B (antécédent de vaccination contre l'hépatite B, présence ou non d'anticorps contre l'hépatite B déterminée par une analyse de sang le cas échéant).

Cependant, avant exposition au risque, la vaccination contre l'hépatite B est recommandée pour tous les professionnels du piercing, car ils courent dans l'exercice de leurs pratiques un risque au moins équivalent à celui des professionnels de la santé, pour qui cette mesure préventive a été rendue obligatoire.

Mesures spécifiques contre l'hépatite C

Si la personne source de l'accident d'exposition est atteinte d'une hépatite C, le risque d'infection par ce virus est réel, mais plus faible que dans le cas de l'hépatite B. La seule mesure recommandée consiste à effectuer des prélèvements sanguins répétés pendant une durée six mois pour surveiller l'éventuelle apparition de l'infection par le VHC. En effet, il n'y a pas actuellement de moyen efficace disponible pour le prévenir.

Mesures spécifiques contre le virus du sida

Si la personne source de l'accident d'exposition est atteinte d'une infection par le VIH, le risque d'infection par ce virus est réel, mais plus faible que dans le cas de l'hépatite C (en moyenne de 0,3% de contamination). Il n'existe pas de vaccin contre le VIH. Selon le degré d'exposition au VIH, qui doit être rapidement évalué par un médecin, la prescription d'une trithérapie (combinaison de 3 médicaments antirétroviraux), administrée le plus tôt possible après l'exposition (idéalement en moins de 3 heures) et pendant une durée totale de 30 jours, peut s'avérer nécessaire. Des prélèvements sanguins seront répétés pendant six mois pour contrôler l'efficacité de ce traitement préventif.

Elaboration d'une procédure

Les mesures décrites précédemment doivent être appliquées systématiquement lors d'une exposition significative au sang. Il est donc nécessaire d'avoir à disposition une procédure décrivant clairement la marche à suivre en cas de contact accidentel avec du sang.

Les règles pour une bonne procédure

  • La procédure doit assurer la confidentialité et le respect des droits de toutes les personnes impliquées.
  • La procédure doit inclure les mesures générales détaillées et adaptées aux conditions des personnes concernées,
  • S'il s'agit d'une équipe, une personne doit être nommée responsable de l'application de la procédure.
  • La procédure doit préciser les coordonnées de l'établissement hospitalier le plus proche, susceptible de délivrer un conseil médical spécialisé, en évaluant les risques de l'exposition et en appliquant les mesures spécifiques appropriées.
  • Le recours à un service d'urgences médicales hospitalières est possible 24 heures sur 24 en France,à ce sujet.
  • La procédure doit être mise à jour régulièrement (tous les ans).

7.2 Autres risques

Il existe d'autres risques liés aux pratiques de modifications corporelles telles que le piercing pour les opérateurs. Moins fréquents, il convient cependant de les connaître et de mettre en place des procédures destinées à les réduire.

Ces risques sont principalement liés à la manipulation de produits détergents, désinfectants, décontaminants, antiseptiques, etc. Le port de gant permet de réduire le risque de lésion cutanée sur les mains exposées à ces produits, qui sont généralement agressifs pour la peau. Des allergies peuvent survenir chez certains opérateurs vis à vis de produits utilisés dans la pratique quotidienne. La procédure de travail doit alors être modifiée en prenant en compte ce risque, sans pour autant réduire le niveau global de sécurité des pratiques vis à vis du risque de transmission des maladies infectieuses. Les allergies aux gants contenant du latex peuvent également survenir.

Enfin, des brûlures sont parfois occasionnées par la manipulation de matériels chauds (stérilisateurs…). Des mesures de protections doivent également être prises pour réduire ce type de risque.

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